VARIA
Série II, n°2
2010

Résumés des articles


PASCAL ACOT - « L'île mystérieuse », reflet d'un conflit philosophique ?   [Article.pdf]
 
Texte de la conférence donnée dans le cadre de la journée Jules Verne ou « la science en drame », organisée le 4 mars 2005 au Muséum d'Histoire Naturelle de Nantes par le Centre François Viète.

LAURENT LOISON - La statue de Lamarck   [Article.pdf]
 
La statue de Lamarck, située à l'entrée du Jardin des Plantes de Paris, est un objet particulièrement intéressant pour l'historien des sciences. Inaugurée en 1909, elle illustre deux aspects importants du transformisme français du début du XX" siècle. D'une part, elle symbolise parfaitement la réappropriation de la figure de Lamarck par ceux qui depuis quelques temps se réclamaient comme ses continuateurs, les néolamarckiens. D'autre part, plus spécifiquement, certaines caractéristiques de son piédestal renseignent directement sur la manière dont ces scientifiques comprenaient
le processus évolutif.

JEROME AUVINET - Charles Ange Laisant (1841-1920) : la mathématique, philosophie-enseignement   [Article.pdf]
 
La Mathématique, Philosophie-Enseignement de Charles Ange Laisant, publiée en 1898, marque le début d'une nouvelle période dans l'oeuvre de ce mathématicien. Quelques années avant la réforme de 1902, l'auteur souligne les transformations qui sont intervenues au cours du XIXe siècle et la nécessaire modernisation de la vision et de l'enseignement des mathématiques qui en découle. L'unité de cette science, son caractère expérimental, la promotion des méthodes générales ou l'entraide entre les différentes branches des mathématiques pures ou appliquées sont autant de pistes de réflexions pour le fondateur de la revue L 'Enseignement Mathématique, qui poursuit ici, auprès des étudiants, des enseignants et des ingénieurs, son oeuvre de diffusion entrepris notamment au sein de l'AFAS.

VIRGINIE FONTENEAU - Paul Le Rolland (1887-1957) : de la mécanique physique à la physique des matériaux   [Article.pdf]
 
La carrière du physicien Paul Le Rolland peut se lire à l'image de la confluence, ce lieu précis où se fait la jonction de différents courants, avant qu'ils ne soient indissociables les uns des autres. La première que nous identifions est la rencontre entrece physicien, formé et enseignant à la faculté des sciences avec une école d'ingénieurs, qui lui offre des collaborations et un espace d'organisation qui changent le cours de ses recherches. La seconde est l'intérêt du champ de la métallurgie scientifique pour ses travaux et pour les instruments de mesure qu'il conçoit. Travaillant de par sa formation dans le cadre d'une approche d'une matière homogène et d'un point de vue macroscopique, il se trouve alors confronté à un domaine où ce cadre est impropre à expliquer les propriétés des différents matériaux de la métallurgie et notamment des alliages. Cette différence de regard change profondément son approche sur la matière. Ces confluences le positionnent en marge des courants dominants en physique, avant la constitution d'un nouveau champ scientifique, la physique des matériaux caractérisée encore aujourd'hui par la pluridisciplinarité, notamment entre physiciens et métallurgistes. Alors la reconnaissance est possible, sa nomination comme professeur à la faculté des sciences de Paris en est le symbole, mais n'intervenant que quelques mois avant sa mort, Le Rolland ne peut marquer ce nouveau champ. Il reste attaché à un courant de la physique, la mécanique physique, et reconnu pour ses apports à la métallurgie.

JEAN-CHRISTOPHE FICHOU - La naissance technique d'une industrie : la conserverie de sardines à l'huile   [Article.pdf]
 
La méthode utilisée pour conserver des sardines à l'huile est simple. Elle est mise au point dès 1810 et n' a pas variée jusqu'à nos jours. Certes les procédés de fabrication ont été améliorés, mais les différentes étapes pour parvenir au produit fini sont inchangées depuis deux siècles. L'appertisation des sardines, comme on le dit encore à l' époque, ne demande pas des investissements financiers trop élevés ni des connaissances techniques étendues. Un entrepreneur décidé et enthousiaste peut, en 1855, se lancer dans cette aventure industrielle sans problème majeur avec 30 000 francs en poche, selon Caillo. Mais le chemin est long de l'invention vers 1800 par Nicolas Appert à l'innovation vers 1820 par Joseph Colin, et il est plus difficile encore de passer à la diffusion en grand de cette nouvelle industrie vers 1850. Les avis sont très partagés quant au dynamisme et au courage commercial des négociants à l'initiative du succès. Si Sylvain Peyron construit son usine en 1850 c'est bien après avoir noté les succès lorientais du juge Blanchard et de la demoiselle Le Guillou : « les beaux résultats que cette industrie nouvelle avait procurés [...] ne tardèrent pas à être connus et à donner l'éveil de la spéculation ». Mais pour Caillo, l'allégresse est loin d'être partagée par tous: au Croisic, des établissements pour la mise en conserves des sardines ont bien été créés mais ces fabriques « toutes faites par des étrangers, n'ont trouvé ni sympathies, ni imitateurs parmi nos concitoyens ». L'apparition comme la disparition subite de maisons de conserves de sardines dans les annuaires départementaux prouvent à l'évidence que si les créations sont nombreuses, les faillites aussi.

ANTONY VINCIGUERRA - Sept recettes alchimiques. La fabrication artificielle de l'or et de l'argent au XIIIe siècle   [Article.pdf]
 
Les sept recettes présentées dans cet article sont tirées de l'Ars alchimie, un recueil de recettes visant à fabriquer artificiellement des matériaux composés appelés « matière de Soleil » et « matière de Lune », expressions qui désignent sans doute respectivement l'or et l'argent.
 
Date de parution : mars 2011
Date de publication en ligne : juin 2016
ISSN 1297-9112 / ISBN 978-2-86939-232-x
Version papier disponible